Ce matin, le camping est tout calme quand nous le traversons pour rejoindre l’arrêt de bus. Il est 7h30 et nous comptons bien découvrir la jolie Venise en toute simplicité.
Pour aujourd’hui, nous avons pris un PASS transport chacun (25€ / pers). Ainsi, nous pourrons profiter de tous les transports Vénitiens pendant 24h, sans nous préoccuper des tarifs et de la course pour les billets.
A la gare routière, nous nous postons à gauche du pont traversé hier et attendons notre première navette : un vaporetto. Il s’agit d’un bateau de transport utilisé pour circuler sur le grand canal et aux alentours de Venise. Un peu comme un métro dans d’autres grandes villes, sauf qu’ici la circulation se fait sur l’eau plutôt que sous terre.
Nous étudions rapidement le plan de la ville, le temps de comprendre les sens de trajet, et embarquons. Direction Murano !
Murano
Après une quinzaine de minutes, nous débarquons sur l’île de Murano. Avec ses 4000 habitants, celle-ci est une des plus grandes villes de la lagune. Elle est en particulier réputée pour son industrie verrière.
Nous prenons un petit déjeuner sur les quais, histoire de nous mêler aux locaux qui partent travailler. Puis partons tranquillement parcourir les ruelles.
Comme à Venise, les ruelles s’entremêlent et sont reliées entre elle par de petits ponts. L’eau ici aussi est partout.



En passant devant une galerie d’art, la Wave Murano Glass, un panneau « entrée gratuite » attire notre regard. Nous pénétrons donc dans la cour et accédons à un petit jardin où sont exposés des sculptures en verre. Au fond, l’atelier est ouvert et nous permet d’observer deux jeunes filles en pleine réalisation. Nous restons un moment à les regarder fondre le verre et lui donner différentes formes. La visite guidée du reste de l’atelier est ensuite possible en prenant un billet, mais nous préférons profiter de notre balade au calme et ne pas attendre que les touristes arrivent en masse.



Nous continuons donc notre découverte de l’île de Murano, avant de prendre un nouveau vaporetto en direction de Burano, à 30 minutes de distance.
Burano
Juste avant d’arriver sur cette nouvelle île, nous descendons à Mazzorbo, un arrêt avant, qui nous permet une jolie balade le long de la lagune et via un pont piéton en bois. Cela nous permet également de voir peu à peu Burano apparaître devant nous.
Réputée pour sa dentelle, celle-ci est également une ville colorée… Très colorée. Il paraîtrait que cela permettait aux pêcheurs de repérer plus facilement leur maison en temps de brume. Et autant dire que si c’est le cas, ils se sont fait plaisir.
Nous assistons en effet à une explosion de couleurs en tous sens. Rouge, bleu, vert, rose, jaune, orange… Partout, toutes les façades, à tous les étages. L’ensemble est très vivant et donne immanquablement le sourire.





Nous en avons vu, pourtant, des villes colorées, en Islande ou en Irlande, mais jamais à ce point !
Après avoir fait le plein de couleurs, nous reprenons le vaporetto pour Venise, alors que ceux qui en arrivent déversent leur lot de touristes sur les quais. Ouf ! Il était temps !
Le Quartier Castello
De retour à Venise, nous faisons halte pour une pause sandwich sur les quais. Une belle idée puisque pour 10€ chacun, nous nous retrouvons avec un sandwich énorme et une boisson. De quoi bien nous caler pour pas cher.
Nous reprenons ensuite un vaporetto en direction de l’Arsenal. Nous sommes les seuls à descendre à l’arrêt, pour vous dire à quel point nous y serons au calme.
L’Arsenal est un ancien chantier de construction navale, dont les 2/3 appartiennent toujours à l’Armée. Le tiers restant est désormais accessible, même s’il n’est pas très fréquenté. Nous nous baladons donc tranquillement le long de ces immenses hangars, admirons le sous-marin en exposition…




…et dirigeons nos pas vers une sculpture trop peu connue.
Il s’agit d’un ensemble de mains gigantesques, une œuvre de Lorenzo Quinn pour célébrer la paix. Chaque paire symbolise un sentiment et le rendu est vraiment impressionnant.


Puis nous allons ensuite au gré des ruelles et profitons ainsi d’une Venise plus intime, où peu de touristes se promènent. Ici, peu de gondoles et la visite est beaucoup plus calme et agréable.





Nous nous rendons ensuite à la Librairie Acqua Alta, nettement plus touristique. Tellement touristique d’ailleurs qu’elle est noire de monde, alors nous nous contentons d’admirer sa sortie. Mais en grande lectrice que je suis, il m’était impensable de ne pas y passer. On y trouve une gondole pleine de bouquins et les murs sont dissimulés derrière des piles de livres parfois victimes de la montée des eaux. La librairie est ainsi devenue une véritable attraction et attire son lot de curieux.


Pour rester dans nos visites plus secrètes et à l’écart de la foule, nous gagnons ensuite la Scala Contarini Del Bovolo, un escalier en escargot construit en 1499. La montée y est un peu chère (9€ / pers), mais le panorama d’en haut est vraiment top. Nous profitons en effet d’une superbe vue sur les toits Vénitiens et le Campanile de San Marco au loin.



Puis nous rejoignons les quartiers plus fréquentés.
Le Quartier Dorsoduro et San Maggiore
Il existe quatre ponts pour franchir à pied le Grand Canal qui traverse Venise. Mais ceux-ci restent assez éloignés les uns des autres. Cependant, certaines stations de gondoliers permettent pour 2€ par personne la traversée d’un quai à l’autre, à condition de ne pas être trop pressé. Les touristes qui louent une plus grande balade étant prioritaires, il faut attendre un creux pour pouvoir en profiter.
Nous tentons tout de même le coup et patientons près de la place Saint Marc.
Je jette un nouveau regard admiratif sur la basilique au passage. J’avoue avoir regardé hier soir le prix des billets pour la visiter. Cela n’était pas excessif mais la visite impliquait de ne pas porter de vêtements au-dessus du genou ni qui laissaient voir les épaules… Et avec les 40° annoncés aujourd’hui, cela me semblait trop contraignant. Je me contente donc une fois de plus de son magnifique extérieur.
Après 30m d’attente, l’occasion est là et nous en profitons pour tester les fameuses gondoles vénitiennes. La traversée est rapide, mais nous aurons tenté l’expérience.



Nous gagnons donc la Punta Della Dogana, la pointe de la Douane et son globe haut perché, plus rapidement que si nous étions allés à pied.
Puis, nous attrapons un nouveau vaporetto pour l’île de San Giorgio Maggiore, juste en face. Nous y visitons son Eglise, superbe, et y prenons surtout un billet (9€ /pers) pour monter tout en haut de son Campanile, à 63m de hauteur. Beaucoup moins fréquenté que celui de la Piazza San Marco, ce dernier offre en effet une superbe vue panoramique sur Venise et nous en profitons largement.




De retour sur les quais de Venise, nous prenons un Schweppes en terrasse et manquons nous faire arnaquer quand le serveur nous ajoute une bouteille d’eau pétillante qu’il débouche devant nous, avant de nous tendre une facture de 18 €. Heureusement, nous avons suffisamment de caractère pour refuser de la payer, puisque nous ne l’avons pas commandée. Après quelques minutes d’explications avec les patrons, dans un mélange d’italien et d’anglais, nous ne payons « que » 14.40 € pour 2 malheureux verres de tonic. Nous étions malheureusement avertis de ces tentatives auprès des touristes, mais pensions comme beaucoup y échapper. La note reste salée, mais cela nous apprendra à ne pas nous contenter de canettes au distributeur.
Un dernier tour
Nous avions prévu pour finir de faire un aller-retour avec le vapo 2 sur le grand canal, pour admirer les façades des hôtels visibles seulement de cette façon. Mais notre dernière mésaventure, ajoutée à la fatigue de la journée, a raison de nous. Nous nous contentons donc d’un simple aller, qui reste visuellement très agréable, avant de rejoindre la gare routière.
Un dernier trajet en bus et nous revoilà revenus au camping. Nous profitons de notre dernière soirée vénitienne, en ne regrettant pas cette escale de deux jours. Venise est immanquablement une ville somptueuse et restera un moment magique de ces vacances.