Nous savons où nous allons, comment nous y allons et avons maintenant une idée approximative du budget disponible. Alors place à l’itinéraire !
Qu’allons-nous faire ? Voir ? Quand ? Comment ? Combien de temps ?
Beaucoup de questions, mais comme je m’y prends à l’avance, j’ai pas mal de temps devant moi pour y répondre.
Les spots
Si vous m’avez suivi depuis le début, vous vous souvenez sûrement que mon Routard déborde de post-it. Je le reprends donc et dresse une liste des sites qui ont retenu mon attention.
Puis je retourne sur les blogs que j’ai repérés et complète cette liste en fonction des recommandations que j’y croise.
Je me retrouve alors avec une sélection plus ou moins exhaustive de choses à faire. A côté, j’ai ajouté des “++” selon que l’endroit me semble incontournable ou revient souvent dans les conseils.
Sur Google MAP, je marque ensuite ces différents endroits afin d’avoir une idée de leur emplacement et commencer à envisager un itinéraire.


J’élimine ceux qui reviennent moins souvent ou se ressemblent. Et essaye de privilégier des sites peu touristiques.
Pour l’Islande par exemple, sur la première photo ci-dessus, chaque étoile représente un endroit que j’avais repéré. Bien entendu, il y a de multitudes d’autres sites à voir, mais mes recherches aboutissaient à ce premier jet.
Dans l’idée, j’étais donc partie sur une virée de 2-3 jours dans le Nord et le reste de notre séjour dans le Sud, en zappant la péninsule de l’Ouest. Volontairement je me suis abstenu de lire la moindre description la concernant pour éviter d’être tentée…
Mais cela me semblait une grosse course, beaucoup de route et peu de temps pour souffler et profiter des différents endroits. J’ai donc cherché si les sites qui me plaisaient au Nord ne pouvaient pas être compensés par d’autres lieux au Sud :
- Les Baleines à Husavik >> On peut avec de la chance les voir jusqu’à mi-septembre depuis Reykjavik
- La Cascade de Dettifoss >> La plus puissante d’Europe mais les chutes de Skogafoss et Gulfoss sont impressionnantes elles aussi
- Le volcan Krafla et son aire de volcanisme active >> Depuis six mois, un volcan s’était éveillé en Islande (le Fagradalsfjall) et l’activité semblait durer
- Le lac de Myvatn >> Celui du Laugarvatn vaut son pesant d’or également
J’ai alors supprimé ce long détour (qui sera l’occasion peut-être d’un autre voyage) pour me concentrer sur le Sud. La boucle était bouclée et la photo 2 prenait forme.
Ebauche d’itinéraire
A ce moment, j’ai un aperçu des lieux que nous allons visiter. Je peux alors commencer à les regrouper par journée, en fonction du temps que nous consacrerons à chacun et de la distance qui les sépare.
Si le spot repéré est très touristique, j’essaye de faire en sorte que l’on y soit en tout début ou en fin de journée. Comme nous sommes des lève-tôt, ce n’est généralement pas un problème. Ou j’essaye tout simplement de voir si sa visite ne peut pas être remplacée par autre chose d’équivalent.
Puis je reprends ma carte et je change la couleur des signets afin de les regrouper par jour.


Notre itinéraire se dessine.
Les Activités
Je peux maintenant me concentrer sur les activités proposées dans le coin. Et ce qui nous attire le plus, en matière de sorties payantes, c’est ce qui sort de l’ordinaire, ce que l’on ne pourrait faire chez nous.
Je me lance alors dans une recherche des activités insolites et les intègre dans mon parcours.
C’est comme cela que nous avons pu découvrir la spéléologie en Ardèche ou descendre au coeur d’un volcan en Islande. Survoler une zone volcanique en hélicoptère. Nager entre deux continents. Des moments inoubliables qui resteront à jamais gravés en nous.


Et j’ajoute ces activités à mes signets sur Map. En fonction du nombre de pastilles de couleur, j’ai un meilleur aperçu de la faisabilité de notre projet. Est-ce que j’ai prévu trop de sorties, trop de lieux à voir ? Va-t-on vraiment profiter ? Y a t’il des coins que je pourrais zapper et quels sont les immanquables ?
Jusqu’au dernier moment, ces questions reviendront souvent. Mais comme je m’y prends à l’avance, j’ai tout le temps d’y réfléchir et de modifier notre trajet.
Je garde un oeil sur les groupes facebook que j’ai rejoint et suis les conseils des voyageurs. En surveillant plus attentivement les petits coins peu connus ou les avis mitigés sur ceux que j’ai notés. En fonction, et jusqu’au départ, je supprime ou ajoute des sites.
L’itinéraire global en tout cas est, lui, défini. Je peux alors commencer à repérer nos points de chute !