Partis de bonne heure, nous arrivons sur Sarlat pour 10h30. C’est notre première halte de ce séjour en Dordogne et déjà, le soleil semble de la compagnie.
Sarlat
Nous avons vu que Sarlat était une ville très touristique et espérons, en y arrivant dès le matin, y éviter la cohue. Mais c’est peine perdue…
Déjà parce qu’aujourd’hui c’est férié. Et c’est en plus la première journée ensoleillée depuis un moment. Et puis, mercredi, c’est jour de marché ! Aie aie aie ! Je n’avais pas prévu cela et nous nous retrouvons au milieu d’une foule monstre.
Nous parvenons tout de même à déambuler dans les rues – enfin “piétiner” serait un mot plus juste – entre les restaurants, les boutiques, les brasseries, les gens, les restaus… Beaucoup de restaurants en fait. Le moindre rez-de-chaussée est occupé par un restaurant ou une boutique, ce que je trouve vraiment dommage.
Mais, le nez en l’air, la vue est belle.





Assez rapidement, nous nous retrouvons du côté de la Cathédrale St Sacerdos et la contournons pour accéder à la Lanterne des morts. De là, nous profitons qu’elles sont désertes pour descendre dans les Cours des Chanoines et des Fontaines.



Une fois revenus vers la place du marché aux oies et le marché couvert, nous ne profitons malheureusement pas de la beauté des bâtiments. La foule est vraiment compacte et nous regrettons ce mauvais choix d’horaire.
Nous rejoignons alors l’Eglise Sainte Marie où nous avons pris nos billets pour une montée dans l’ascenseur panoramique qu’elle abrite (10€ pour deux). En effet, le clocher de celle-ci a été aménagé pour accueillir des visiteurs à 35m de haut. On y accède par un ascenseur vertical, qui nous amène jusqu’à un belvédère vitré.
La vue alors est dégagée sur les toits de Sarlat et nous découvrons l’intégralité de la ville à ciel ouvert. Nous sommes en plus accompagné d’un guide passionnant qui nous raconte l’histoire de chaque bâtiment.



Après un bon repas dans un restaurant de la vieille ville, nous rejoignons rapidement la voiture, assez mitigés sur cette première visite. Malgré la chouette météo et de beaux bâtiments, je reste assez déçue par l’accumulation de boutiques et restaurants dans chaque rue.
Sarlat est une très jolie ville, mais ne sera pas pour nous un coup de coeur.
Les Jardins de Marqueyssac
Après ce trop plein de gens, nous prenons de la hauteur et rejoignons les Jardins suspendus de Marqueyssac (48 € pour deux billets jumelés avec le Château de Castelnaud). Les buis y sont taillés deux fois l’année et il paraît que le rendu est vraiment agréable à voir.
Et en effet, nous apprécions nous retrouver au milieu de ces boules de verdure.


Mais alors que je pensais parcourir des allées de buis taillées dans des formes diverses, la découverte est toute autre. En effet, une fois franchi le petit jardin de buis, nous nous retrouvons face à des promenades qui partent à l’assaut de la montagne.
Nous empruntons la Promenade de la falaise et suivons le chemin le plus compliqué pour accéder au belvédère. Sur un kilomètre, nous serpentons entre allées fleuries, arborées et rocailleuses. Nous admirons pour la première fois les falaises creusées de Dordogne et leurs couleurs multiples. Et commençons à profiter de la vue.





Au belvédère, le panorama, à 130m au dessus de la Dordogne, est magnifique et justifie amplement la montée un peu rude. Au loin, nous apercevons le village de la Roque Gageac, prochaine étape de notre journée.

Pour le retour, nous évitons la navette mise à disposition et y préférons la Promenade des Hauteurs. Celle-ci part du belvèdère et rejoint le château à l’entrée, en rejoignant les deux autres points les plus hauts du parc : le Calvaire et la Cabane en cloche. La ballade est chouette et les sentiers au coeur des jardins tous plus différents les uns des autres.





Au château, nous profitons de la terrasse panoramique pour une pause fraîcheur. Deux paons nous tiennent compagnie, pas farouches du tout. Ils vivent ici en liberté et c’est assez surprenant de les voir nous réclamer quelques miettes.



Nous finissons par quitter les lieux à l’heure du goûter et filons vers la Roque Gageac, village aperçu depuis le belvédère.
La Roque Gageac
A l’arrivée, nous trouvons facilement à nous garer, le plus gros des touristes ayant quitté les lieux.
Nous montons directement vers le Fort perché à 40m au-dessus de la Dordogne et dont l’aménagement à flanc de falaise ne nous laisse pas indifférents.


Une fois nos billets payés (14€ pour 2), nous nous lançons alors dans l’ascension de l’escalier de 140 marches. Moitié en acier moitié en bois, celui-ci est assez étroit et vertigineux, mais pas de souci pour nous, nous avons vu pire.
Arrivés en haut, nous ne pouvons que nous poser un instant devant le magnifique panorama qui s’offre à nous. La Dordogne est haute et assez sale, mais la vue reste superbe.



Nous visitons chacun des coins de ce fort du XIe siècle, parcours assez rapide puisque un éboulement en 2010 en a détruit une bonne partie, puis redescendons vers le village.




Et pour le coup, notre déception du matin est vite oubliée. Les petites ruelles que nous arpentons sont toutes mimi, fleuries, pavées. Un vrai décor de conte de fées.
Partout on s’étonne d’apercevoir des plantes exotiques, méditerranéennes, qui ne dénaturent pas ici mais donnent au contraire un charme supplémentaire à ce petit village médiéval.






Parvenus au bord de la Dordogne, nous longeons la rivière et regagnons la voiture.


Direction notre premier logement pour deux nuits, à côté de Payrignac. Là, en pleine campagne, nous avons loué Le Fournil, une petite maison pleine de charme (76 € les deux nuits).
Au calme, nous mangeons en terrasse, puis profitons tranquillement d’une soirée détente bien méritée.