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Irlande J1 – La Péninsule de Mizen Head

En débarquant ce matin à Cork, nous sommes impatients d’entamer notre périple. Aujourd’hui, nous allons rouler un peu. Notre première étape est prévue sur la péninsule de Mizen Head.

En attendant, nous profitons de la lente arrivée de notre ferry dans la baie de Cork pour admirer Cobh et ses maisons colorées. Le temps est couvert, mais nous ne sommes pas venus en Irlande pour sa météo. Même si nous espérons secrètement un temps exceptionnel pour profiter au mieux de nos randonnées.

Il nous faut 3/4 d’heure pour débarquer, puis quitter le port. Nous ne nous attardons pas. Cork est une des villes phare d’Irlande, riche en merveilles et jolis sites, mais j’ai préféré la garder pour la fin de notre périple. Nous filons donc, toutes voiles dehors, vers la péninsule de Mizen Head, à 130 kms de là.

Et c’est l’occasion de s’acclimater dès maintenant à la conduite Irlandaise ! Ici, on roule à gauche. Et sur des voies étroites. Damien se charge de la conduite, et mon rôle de copilote devient indispensable, puisque je me retrouve au milieu de la route, avec beaucoup plus de visibilité que mon cher et tendre. D’autant plus qu’en terme de visibilité, les routes irlandaises ne sont pas les plus agréables pour les véhicules étrangers.

En effet, ici, il n’y a pratiquement pas de berne. Juste la route… et la végétation. Mais pas un brin de pelouse, non. Des haies ! Du béton et des haies. Et lorsque l’on croise d’autres véhicules sur ces petites routes étroites, Damien se retrouve très souvent la tête quasiment dans les herbes. Nous y allons donc tranquillement et commençons ainsi à découvrir la végétation irlandaise, sauvage, colorée… et maîtresse des lieux.

Après un arrêt pique-nique dans une station service, nous arrivons enfin au terme de cette première échappée.

A l’extrémité de la péninsule, nous rejoignons un petit parking tout au bout d’un sentier. Là, quelques véhicules sont stationnés près d’une cariole. Celle-ci abrite un jeune homme qui nous demande 6 € pour profiter du terrain. Nous étions prévenus et avons préparé une pochette pleine d’espèces. En effet, en Irlande, les terrains ou emplacements pour stationner sont souvent privés, mais les Irlandais autorisent les touristes à s’y garer en échange d’un petit dédommagement par personne.

Three Castle Head

Nous pouvons alors accéder à une succession de champs délimités par des barrières. Au milieu des moutons qui paissent au bord des falaises, nous traversons ces étendues vertes pendant une petite demi-heure.

Et au détour d’une colline, nous atteignons notre but : un lac gardé par trois tours en ruine. Le spectacle est magnifique.

Au bleu du lac, du ciel et de la mer toute proche, s’impose ce vert omniprésent de l’herbe et des haies. L’endroit est presque désert et nous profitons de ce calme pour rejoindre les tours et observer ces vestiges d’une vie antérieure.

Au loin, nous apercevons des falaises, plus hautes et séparées par un genre de faille. Il s’agit de notre prochaine étape. Nous rebroussons donc chemin et reprenons la voiture pour une petite dizaine de kilomètres.

Mizen Head

Là, la fréquentation est toute autre. Nous trouvons une place au milieu des dizaines de voitures déjà stationnées et rejoignons l’accueil de Mizen Head (15 € les 2 entrées). Comme prévu, nous arrivons en fin de journée et le site se vide plus qu’il ne se remplit. Si nous ne sommes pas totalement seuls pour la visite, cela reste tout de même gérable et nous pouvons parcourir les lieux tranquillement, sans être bousculés.

Mizen Head est le cap le plus au Sud de l’Irlande. Constitué de falaises déchiquetées, il s’avance au milieu des eaux, rattaché à l’Irlande par un superbe pont. Sa visite permet une chouette balade sur plusieurs niveaux, jusqu’à la station radio installée à l’extrémité du cap.

Un phare également s’y dresse, mais relativement petit. L’endroit n’en reste pas moins magnifique et nous prenons plaisir à en faire le tour. Malgré nos recherches, nous ne verrons pas de baleines ou dauphins. Mais nous avons tout de même le temps d’apercevoir un phoque près des rochers.

Un chemin permet de descendre au plus près de la mer, au niveau des grottes et arches qui la surplombent. La vue y est saisissante et vraiment apaisante. La remontée est un peu raide, mais cela valait le coup d’oeil.

Nous rejoignons ensuite la voiture et remontons vers Ballydehob, où nous avons prévu de dormir.

Barley Cove Beach

En chemin, Damien bifurque vers une plage qu’il a aperçu au loin. Il faut dire que la vue est saisissante. On dirait une île paradisiaque perdue au milieu des collines.

Nous franchissons un pont pour la rejoindre et parvenons sur le parking de la Barley Cove Beach.

Là, une jolie balade nous attend au milieu des innombrables terriers de lapins. Nous en apercevons d’ailleurs deux, qui sautillent à quelques mètres de nous. Nous traversons ensuite un pont flottant pour rejoindre l’étendue de sable doux.

Il y a un peu de vent et la fraîcheur a fait fuir les baigneurs, si bien que nous profitons de cette magnifique étendue sans être dérangés par la foule.

Puis nous décidons enfin de rentrer et allons manger à Ballydehob, chez Antonio.

Quand la fatigue commence à se faire sentir, nous rejoignons la petite cabane de Catherine où celle-ci nous accueille avec beaucoup de gentillesse. Perdue au milieu de nul part, sa maison est un havre de paix, écolo et sauvage. Un point de chute au top pour cette première journée (76 € la nuit).

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