Ce matin, nous partons de bonne heure ! Enfin, comme tous les matins en fait, sauf que là nous retournons sur nos pas sur plus de 370 km en une fois, jusque Hverageroi.
Au bout de 10 km, nous nous arrêtons pour notre première pause.
La “surlaroute-foss”
Oui… je sais… vous vous dites que la route va être longue… Mais c’est juste qu’on avait repéré de chouettes chutes en bord de route et qu’on se les réservait pour ce retour justement. Et reconnaissez qu’elles en valent la peine ! Même si je n’ai jamais été capable de découvrir leur nom…


Le temps est magnifique et les paysages aussi beaux dans un sens que dans l’autre. Damien a repris le volant et je peux donc en profiter pour photographier à tout va.
Skool Beans Cafe
80 km plus loin, une envie de café se fait sentir. Mais j’ai surtout une grande envie de m’arrêter de nouveau à Vik pour laquelle j’ai eu un vrai coup de coeur.
A la recherche d’un point de chute original dans le coin, je trouve la perle rare ! Un ancien bus scolaire, le Skool Beans Café, réaménagé par une amoureuse des chats, en café. Mais pas un café tout pissou, non, du vrai café maison ! Café serré, fort, allongé, brésilien, cappucino, chocolat, moka…
Il y en a pour tous les goûts et Holly, la propriétaire, est adorable. Nous croisons même un compatriote Nantais là-bas, qui y a dégotté un petit job pour une saison en Islande.



Plus raisonnables, nous enchaînons ensuite une grosse partie de notre trajet jusqu’à Hverageroi, où nous avons prévu de nous poser plus longuement.
Hverageroi
Un centre commercial a été construit sur la fameuse faille qui traverse le pays et on peut la voir à travers une vitre au sol. Il faut absolument qu’on aille y jeter un œil ! L’arrêt est d’ailleurs super intéressant puisqu’on peut y visionner une vidéo des tremblements de terre qui ont secoué la ville lors de la création de cette faille.
Le restaurant où nous avions prévu d’aller étant fermé, nous nous arrêtons au Matkrain, qui nous semble agréable. En plus, il a une spécialité : des tartines garnies ! A 20€ la tartine, nous nous en prenons chacun une. Délicieuses… mais drôlement maigres… Tant pis, nous nous rattraperons ce soir !



Puis nous nous lançons dans une petite randonnée de 3,5 km en direction des sources chaudes du coin, une rivière naturelle au dessus de Hverageroi bien prisée des touristes.
On y accède après un sentier facile et balisé qui ne me semble pas si facile que ça. Le chemin grimpe dur par moment et nous n’en voyons pas le bout.
Après 4 km de grimpette, nous commençons à douter : nous avons dû rater un embranchement. Nous devrions être arrivés, mais la route devant nous se poursuit encore et encore. Nous rebroussons donc chemin en surveillant les sentiers sur le côté.





Mais non, rien… et nous voilà revenus en bas. Déçus, nous retournons sur le parking où nous croisons un couple de français qui semble s’être baignés. Ils nous apprennent que la rivière est géniale mais qu’il y a 5.5 km pour la rejoindre et non ce qui est annoncé !
Tant pis… Nous ne nous voyons pas refaire le chemin à nouveau, donc nous abandonnons. A la place, nous nous concentrons sur une grande construction en forme de rond, où sont parqués trois moutons. Pendant l’été, les fermiers islandais lâchent tous leurs moutons dans la région, puis partent en expédition sur plusieurs jours à l’automne pour les regrouper lors d’un Rettir. Et les enclos servent à regrouper les bêtes par propriétaire.


Nous quittons alors Hverageroi et reprenons la route, direction notre point de chute pour ce soir.
Hvalfjördur
Arrivés au Fjord des baleines, nous hésitons à en prendre le tunnel. Il existe en effet un tunnel pour le traverser et rejoindre notre destination.
Ou nous pouvons effectuer le tour complet pour lequel il faut compter 1h. Nous avions prévus de le faire demain, au retour, mais le ciel est bien dégagé et il fait plutôt bon… Nous tournons donc à droite avant le tunnel et longeons le fjord tout du long, en profitant du paysage magnifique et des reflets du soleil sur l’eau.
Le fjord porte ce nom parce que très souvent on peut y apercevoir des baleines en été. Nous n’aurons pas cette chance mais la vue vaut tout de même le détour.








Akranes
Puis nous arrivons enfin à Akranes où nous avons réservé pour ce soir.
En déposant nos bagages, nous sommes déçus de voir que l’hôte nous a alloué une chambre avec deux lits simples, au lieu du lit double demandé. Mais bon, cela fera l’affaire… (100 € la nuit)
Il commence à se faire bien faim. Nous filons donc profiter du premier service au Galito où nous rattrapons la frustration de ce midi.
Après une petite balade digestive sur la plage, nous rejoignons notre chambre.


Je vérifie l’application Aurora comme tous les soirs, mais les prévisions sont basses là où nous sommes et le ciel couvert. La fin du séjour approche et je me désole de voir des aurores.
Dans la nuit, Damien a du mal à dormir et sort fumer. Il revient me voir : le ciel est dégagé et cependant clair. Il est 3h30 du matin. J’attrape mon téléphone et constate que j’ai reçu des notifications dans la nuit mais ne les ai pas entendues. De 23h30 à 3h, il y a eu un ballet phénoménal d’aurores boréales sur toute la côte ouest. Je me précipite dehors, mais nous aurons beau surveiller le ciel pendant une bonne demi-heure, rien à l’horizon. Le spectacle est terminé…
Je vous laisse imaginer notre déception et comme je culpabilise de ne pas avoir entendu mon téléphone..