Au réveil, nous profitons du ciel toujours bien dégagé pour aller faire un tour du côté du phare d’Akranes.
Il paraît qu’on peut y apercevoir des baleines parfois, malheureusement nous avons beau scruter la mer, pas une nageoire ni une bosse à l’horizon.



Nous ne nous attardons pas sur Akranes et prenons donc la route en direction du Cercle d’Argent.
Deildartunguhver
Première étape : Deildartunguhver, la source chaude au débit le plus important d’Europe avec 180 litres par seconde. Elle alimente par aqueduc une grande partie des villes de la côte, dont Borgarnes à 34 km de distance et Akranes à 64 km.
Même les tomates poussent ici à l’aide de la géothermie, dans de grandes serres à côté.




Hraunfossar & Barnafoss
Puis nous roulons quelques kilomètres pour découvrir les chutes et cascades de Barnafoss et Hraunfossar, un site juste magnifique qui se visite en une jolie boucle de 1 km.
A Hraunfossar, l’eau qui s’écoule prend toutes les nuances de bleu et le contraste sur la roche de lave est saisissant. Barnafoss quant à elle passe sous un pont de pierre naturel et mérite aussi la pause.





Husafell
A Husafell, le petit village à côté, nous allons nous promener autour du lac. L’eau y est plus calme mais le cadre n’en est pas moins agréable. Nous ne faisons pas un grand tour, étant sujette à une migraine qui commence à bien s’installer.


A la place, nous retournons tranquillement vers un petit restaurant croisé plus haut, où nous en profitons pour déjeuner.
Dernière étape avant de rebrousser chemin : Vidgelmir, où nous aimerions visiter le tunnel de lave. Malheureusement, la migraine ne me lâche pas. Nous attendons une petite demi-heure sur le parking qu’elle décide à s’atténuer, mais rien n’y fait. Nous abandonnons donc l’idée de nous enfoncer sous terre et retournons vers Hvalfjordur et son tunnel.
Hvalfjordur tunnel
Cette fois-ci, nous l’empruntons et parcourons ses presque 6 km, jusqu’à 165 mètres au-dessous du niveau de la mer. Les roches sont apparentes et assez étonnantes à voir par endroit. A l’origine, le tunnel était payant, en se connectant sur un site internet pour le règlement. Mais depuis 2018 et après 20 ans d’exploitation, les travaux ont été remboursés et le tunnel est devenu gratuit. Encore un bel exemple de cette politique Islandaise si différente de ce que l’on connaît…


Keflavík
Il ne reste plus qu’à rendre la voiture…
Nous rejoignons Keflavik où nous faisons nos adieux à TAM avant d’aller nous restaurer au Airport hotel, à 5 minutes à pied de l’aéroport (160 € la nuit, petit déjeuner inclus). Pour nous remettre dans l’ambiance, nous choisissons des plats bien français : tagliatelles carbonara et boeuf bourguignon !
En France, d’ailleurs, c’est le bazar ! Les contrôleurs aériens sont en grève et les compagnies annulent plus de la moitié de leurs vols. La nôtre nous envoie un mail pour nous avertir de la situation, mais semble confiante sur le maintien de notre vol.
Cette nuit, nous ne dormons pas beaucoup. Entre le stress du retour et mes allers-retours à la fenêtre pour tenter désespérément de voir des aurores boréales, le coeur n’y est pas.
Au petit matin, nous filons faire enregistrer nos bagages, avant de revenir à l’hôtel prendre un bon petit déjeuner complet. Puis, c’est le décollage !
Je vous épargne le calvaire de notre journée retour, entre 3h coincés à Bercy Centre (sale, moche, puant) et notre Blablacar en retard (34€ le retour), ce fut l’enfer…
Mais nous gardons un souvenir impérissable de ce séjour féérique et un amour pour l’Islande qui n’est pas prêt de s’éteindre.
