Ce matin, nouvelle journée sur la route vers Vik, mais c’est maintenant moi qui vais prendre le volant. Nous avons décidé hier d’annuler les deux activités en groupe que nous avions réservées, afin de profiter maintenant juste à notre rythme, sans forcer.
Keldur
Nous voilà donc tranquillement partis pour Keldur, un petit hameau aux toits de tourbe herbeuse. Ayant pu nous reposer toute la journée d’hier, nous arrivons relativement tôt : le site est fermé et nous sommes seuls sur place.
Nous faisons tout de même le tour du propriétaire, réussissant à apercevoir la chapelle et son cimetière, ainsi que les toits en herbe des petites maisons.



En repartant, nous croisons celui que nous pensons être le responsable du site. Mais tant pis pour la visite payante, nous poursuivons notre itinéraire.
Une petite pause matinale pour le café et nous partons à la découverte de la belle et haute Seljalandsfoss.
Seljalandsfoss
Du haut de ses 65m, elle est assez impressionnante. Et déjà bien peuplée en ce milieu de matinée. Nous la laissons un moment de côté pour nous diriger vers sa voisine.
Quand Gljufrafoss se dévoile à nous, dissimulée dans un creux de la roche, elle est malheureusement assaillie par une dizaine de personnes. Et tous se bousculent pour s’en approcher au plus près. En effet, on peut se faufiler à l’intérieur du trou par un étroit défilé.
Nous nous contentons donc de l’admirer de loin et rebroussons chemin vers l’attraction principale.



Il y a du monde encore autour de Seljalandsfoss, mais elle est tellement majestueuse qu’elle parvient à nous les faire oublier.
Et la particularité de cette cascade est la possibilité de passer derrière. Mais le chemin est escarpé et Damien ne se sent pas de le tenter.
Je l’abandonne donc, juste quelques minutes, le temps de profiter au moins d’une plateforme en hauteur. De là, on se sent encore plus petit. Et ce petit sentier qui part là, au milieu des rochers… qui passe au pied de la chute… derrière….
Arrrgh, un regard vers mon cher et tendre, un petit message pour lui dire que je craque et me voilà partie pour une mini-escapade en solitaire. J’ai suivi les bons conseils de mon inséparable Routard et pris le sentier à l’envers.
Une bonne chose ! Je descends-glisse de mon perchoir, croisant une file indienne de gens qui peinent à l’escalader en sens inverse. Quand, de l’autre côté, ils se retiennent les uns aux autres pour ne pas glisser sur la terre humide, je grimpe avec des prises plus assurées.
Et je n’oublie surtout pas de profiter de cette vue magnifique et de prendre des photos pour mon grand blessé.



Quand on se retrouve, je suis trempée. Mais il aime cette lueur émerveillée dans mes yeux et cela lui suffit. Nous filons retrouver TAM, et profitons d’un food truck sur le parking pour acheter des sandwichs pour ce midi.
Skogafoss
Puis nous filons admirer une nouvelle cascade, tout en profitant sur la route des paysages magnifiques qui nous entourent.


En arrivant près de Skogafoss, nous ne pouvons la rater. Celle-ci chute sur 62m, mais avec quelques 25m de large. Elle est grandiose !
A sa base : une plage de sable noir. Le contraste est saisissant !
Pour le coup, il n’est pas possible de se faufiler derrière, pourtant la légende parle du trésor d’un colon viking qui serait dissimulé derrière le rideau d’eau. Mais il faudrait être bien téméraire pour tenter la traversée…
Nous nous contentons donc de nous en approcher au plus près et je raconte à Damien ces moments assez fréquents, paraît-il, où le soleil et la cascade jouent ensemble et s’emmêlent dans des arcs-en-ciel bas et…
Et justement, en voilà un ! Waouh !




Nous pique-niquons sur un banc au pied de la chute, tout en observant ces 370 marches qui grimpent sur le côté de la cascade jusqu’à la rivière Skoga au dessus.
Une belle rando débute à ce sommet, avec une enfilade de cascades à admirer. Un peu risqué pour aujourd’hui… Damien doit marcher pour récupérer mais raisonnablement, et nous craignons de ne pas être raisonnables une fois là-haut. Nous en restons donc là et reprenons la route.
Thakgil
Nous avons annulé la randonnée vers le glacier Myrdal et le volcan Katla, où nous devions visiter une grotte de glace noire. Nous décidons donc d’essayer de rejoindre Thakgil, un site entre canyon et glacier, par nos propres moyens.
La route pour s’y rendre est apparemment très cabossée, mais avec cette météo magnifique qui nous accompagne à nouveau, nous tentons l’aventure tout de même.


Cependant, celle-ci est en effet bien caillouteuse avec souvent de gros trous et des pentes assez raides. Après 8 km, sur les 15 à tenir, nous finissons par rebrousser chemin, de crainte d’abîmer TAM et de rester coincés.
Nous aurons tout de même profité du paysage, entre mousse, cascades et étendues désertiques.



Nous nous dirigeons alors vers notre prochaine étape nocturne, Vik, où des sites réputés et très touristiques nous attendent.
Dyrholaey
Premier arrêt à Dyrholaey, une petite péninsule de 120m de haut, où nous choisissons de nous promener autour de son phare.
Entre mer, ciel, montagne, plage, glaciers, la vue est juste à couper le souffle…
Pas besoin de marcher longuement pour profiter de tous ces paysages, il suffit juste de tourner sur soi et d’ouvrir grand les yeux . On a beau avoir visité des sites de folie depuis le début de notre séjour, celui-ci devient d’emblée notre coup de coeur. Nous restons émerveillés par tant de diversité et de beauté.
Le soleil est haut dans le ciel, la vue dégagée. Nous apercevons au loin les Iles Vestmann, le glacier Myrdal et les pointes rocheuses de Reynisfjara.








Le cap étant parsemé de nombreux gros rochers où Damien peut se poser, nous restons un long moment perchés ici, au dessus de tout, juste à contempler.
Reynisfjara
Aperçu depuis la presqu’île de Dyrholaey, nous contournons ensuite la baie de Vik pour rejoindre la plage de Reynisfjara, une grande étendue de sable noir.
Calme d’aspect mais pourtant le théâtre d’accidents mortels à cause de ses vagues imprévisibles, celle-ci nous offre un panaché de teintes noires, grises, blanches et bleues.
Les colonnes de basalte qui s’y dressent sont immenses et attirent bien des touristes.



Tout comme sa grotte, la Hálsanefshellir Cave, creusée par les vagues de l’océan. Les couleurs y sont somptueuses et la roche étrangement lisse.



La pente des falaises qui la bordent est grossière, ce qui n’empêche pas quelques moutons d’y paître tranquillement. A se demander comment ils tiennent là, et comment ils y sont venus…
Et tout près, une petite église, encore une !, et son petit cimetière, très intimiste.



Vik
En fin d’après-midi, nous arrivons enfin à Vik, un petit village du Sud de l’Islande, tout en charme et dominé, là aussi, par son église.


Après un petit tour rapide, nous allons poser nos bagages au Puffin Hostel de Vik où nous avons réservé une chambre (93 € la nuit).
L’accueil y est sympa, l’endroit propre et les lieux communs agréables et fonctionnels. Comme le veut la coutume en Islande, ici les chaussures doivent rester à l’entrée.
Nous profitons du peu de voyageurs présents pour aller prendre notre douche dans les sanitaires communs. Une bonne chose de faite, nous n’y ferons pas la queue.
Puis nous allons manger au Sudur Vik, le restaurant le plus recommandé de Vik, toujours complet et pour tous les budgets. Nous nous contentons d’un burger et d’une pizza, les tarifs étant assez élevés. Mais nous en avons pour notre argent ! Les portions sont généreuses et on y mange bien.