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Islande J8 – Fjaðrárgljúfur, Jökulsárlón & Fjallsarlon

Ce matin, nous partons tôt afin de profiter de notre premier site de la journée sans trop de monde et arriver de bonne heure à Jökulsárlón.

Fjaðrárgljúfur

Direction Fjaðrárgljúfur, un canyon vieux de 9000 ans, une merveille naturelle qui serpente sur 2 kms jusqu’à 100m de profondeur.

Le site est juste magnifique et paradisiaque. A son extrémité se trouve une plateforme, qui permet également de profiter de la cascade de Mögarfoss. Celle-ci est belle à sa manière mais moins impressionnante que celles que nous avons déjà vues.

A une dizaine de mètres, nous apercevons un parking pour ceux qui souhaiteraient venir voir la cascade sans passer par la petite randonnée pour y accéder. Celle-ci ne fut pas compliquée, mais nous y avons croisé bien peu de points de pause pour Damien. Nous nous y donnons donc rendez-vous et je redescends seule chercher TAM, avant de venir le récupérer.

Skeiðarársandur

De retour sur la route, nous filons vers l’Est. Sur notre gauche, c’est une succession de cascades et de chutes. Une en particulier nous force à faire halte tellement elle est proche et superbe : Foss á Síðu.

Puis nous traversons le Skeiðarársandur, une plaine formée par les eaux de fonte du glacier Vatnajokull, le plus grand glacier d’Islande. Il s’agit d’un immense champ de sable noir stérile, le plus grand sandur du monde d’ailleurs en raison des nombreuses éruptions sous-glaciaires qui se sont produites ici.

1300 km2 de désert seulement traversé par la route n°1 et où l’on peut apercevoir les restes d’un pont métallique emporté par un Jökulhlaup (course de glacier), un torrent qui lors d’une éruption emporte tout sur son passage. La route n°1, qui fait le tour de l’Islande, est d’ailleurs malmenée ici. Lors de notre passage, nous l’empruntons pendant plusieurs kilomètres sur une portion extrêmement caillouteuse. Elle est en cours de rénovation et nous roulons pendant que les ouvriers goudronnent.

Plus nous avançons, plus le glacier au loin se rapproche. Et cette langue glaciaire qui semble dévaler à notre rencontre est juste impressionnante.

Arrivée à Jökulsárlón

En arrivant près du lac de Jokulsarlon, nous ne sommes pas préparés à ce que nous allons voir. Nous en sommes toujours à nous extasier sur ce glacier si proche quand, tout à coup, BAM !

Un lac immense, parsemé d’icebergs de toutes les formes, de toutes les couleurs, s’impose devant nous. Alors que nous ne comptons plus les waouh, oh la vache et autres pfiouuuh que nous avons pu souffler depuis notre arrivée, pour le coup nous restons sans voix. Cela peut être comique à imaginer, mais, vraiment, nous nous garons en silence sur un parking blindé. Même pas un commentaire sur la foule de touristes qui nous entourent.

En descendant de voiture, nous tombons d’accord pour aller d’abord manger. Nous sommes en effet persuadés qu’une fois au bord du lac, il va nous falloir du temps pour nous rassasier de cette vue.

Le food truck que nous avions repéré est malheureusement fermé aujourd’hui, mais il y en a d’autres près du parking. Comme il n’est que 11h45, nous n’avons pas à faire la queue. Nous commandons deux fish’n’ships de langoustine au Heimahumar, pour essayer la spécialité du coin. Et dès la première bouchée, c’est une tuerie ! Une bonne sauce onctueuse, de beaux morceaux de langoustine, un pain moelleux qui se marie parfaitement au tout. Damien s’empresse d’en commander un deuxième, quand je craque pour une crêpe nutella-banane au Sweet&Savory.

Puis, l’espace autour de nous commence à rétrécir. La foule approche et une file d’attente commence à se former devant chaque stand. Pour nous, c’est le signal.

Jökulsárlón

Nous nous dirigeons vers le lac qu’ils viennent de déserter. Et nous voilà enfin face à la lagune glaciaire du Vatnajokull, deuxième glacier d’Europe. A ses pieds, le lac de Jokulsarlon s’étend sur 18 km2 avant de s’écouler vers l’Océan Atlantique.

A sa surface, et invisibles au dessous, des centaines d’icebergs s’y déplacent. Ils glissent au fil de l’eau, s’entrechoquent, se retournent, dans un ballet incessant de bleu, de blanc, de noir. Le bleu de la glace pure, le blanc d’une glace fondante, le noir de la cendre, reste d’une éruption volcanique ancienne.

Il y a peu de mots pour décrire ce que nous ressentons à ce moment alors je vais vous épargner une succession d’adjectifs bien trop faibles. Même les photos prises sont à des milliers de kilomètres de la réalité.

Des bateaux amphibies et des canoés sillonnent le lac, se faufilant entre les icebergs. Mais il y a beaucoup de monde à attendre son tour et, sur les bateaux, les gens sont serrés les uns contre les autres. Trop peu pour nous !

Diamond Beach

Nous nous contentons donc de longer la lagune et la suivons jusqu’à son embouchure. Nous tentons d’apercevoir un des phoques qui peuplent le lac. Mais nous n’apercevons qu’une petite tête, à peine sortie de l’eau et bien trop rapide pour la photographier.

Au bout du chenal, l’eau qui s’écoule abandonne des morceaux de glace sur la plage de sable noire, phénomène qui doit à celle-ci le nom de plage de diamants. Nous admirons un instant ces gros glaçons éparpillés, leurs formes et couleurs variées, puis rejoignons TAM, les yeux brillants.

Fjallsarlon

Parvenus au point le plus éloigné de notre voyage, nous rebroussons maintenant chemin, sans oublier de nous arrêter au lac de Fjallsarlon. Un petit Jokulsarlon dissimulé derrière une montagne de roches qui bordent la route, et donc moins fréquenté.

Là aussi, la navigation sur le lac est possible dans de petits bateaux à moteur moins surchargés, mais l’impact des vagues sur les icebergs finit de nous décourager. En effet, certaines vagues sont tellement violentes et récurrentes que des blocs de glace se cassent sous nos yeux, juste à cause de l’activité humaine.

Nous restons donc sur le bord du lac, le longeons jusqu’à un ancien pont puis retournons à la voiture en prenant de la hauteur. Dans ce demi désert où règne les plantes de rocaille, même les cailloux sont de toutes les couleurs.

Fosshotel Glacier Lagon

Puis nous finissons par rejoindre notre hôtel. Ici aussi, difficile de trouver un logement à un prix correct. Alors quitte à flamber, nous avons réservé au Fosshotel Glacier Lagon, le 4**** le plus coté du coin (131 € la nuit, petit déjeuner en supplément), et le confort de la chambre en témoigne d’entrée.

Nous bénéficions en plus d’une petite terrasse avec vue sur la mer, l’idéal pour assister à un joli coucher de soleil.

Près de l’hôtel : une chouette cascade dont il porte le nom.

D’ailleurs, vous l’aurez peut-être remarqué, mais les Islandais ne sont pas compliqués en terme d’appellation. Ici, chaque site porte dans son nom sa particularité. Ainsi les cascades Foss, les lacs Vatn, les glaciers Jokull, les plaines Vellir, les baies Vik, les fjords fjordur, les églises kirkja, les lagons lon (et j’en passe) sont facilement identifiables sur les cartes et panneaux. Et le Jokulsarlon que nous avons vu aujourd’hui est donc un lagon issu d’un glacier.

Sur cette petite digression passionnante, nous rejoignons le restaurant le plus luxueux de notre séjour pour un repas succulent, dans un cadre magnifique.

Comme dans presque tous les restaurants que nous avons fait, nous sommes accueillis avec une corbeille de pain, accompagné d’un beurre aux cristaux de sel et d’une confiture de fraise. Ici, le pain est du rugbraud ou hverabraud, une spécialité islandaise. Il s’agit d’un pain noir cuit par géothermie, enterré près d’une source chaude. Accompagné d’un verre de cidre aromatisé également à la fraise, c’est un délice !

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