Cette année, pour mon anniversaire, Damien m’a offert un week-end au Mont Saint Michel. Cela faisait un moment que je voulais y aller et l’occasion était toute trouvée.
Nous décollons donc un vendredi soir après notre journée de travail, direction Ducey, où nous avons réservé deux nuits au Moulin de Ducey (135 €). Comme ils font également restaurant, nous en profitons pour dîner sur place et savourons un chouette repas, complet et délicieusement cuisiné.
Le cadre est très agréable, au bord d’une rivière riche en saumons. Mais il se fait tard et demain, une longue journée nous attend.
Nous gagnons donc notre chambre, spacieuse et bien aménagée. L’idéal pour prendre des forces en vue d’une belle escapade avec soleil au programme.
Le Mont Saint Michel
Par crainte de la bousculade avec le beau temps annoncé, nous nous levons de bonne heure et parcourons rapidement les quelques kilomètres qui nous séparent du Mont. Nous nous garons sur un des parkings les plus proches de la promenade, parking obligatoire puisqu’il n’est plus possible depuis plusieurs années de rouler jusqu’au pied du Mont Saint Michel.
Il n’y a qu’une petite dizaine de voitures avant nous, c’est bon signe, il n’y a pas grand monde.
Il est possible pour rejoindre le Mont de prendre une navette gratuite qui fait le trajet en 20 minutes. Mais il fait beau, la ballade est tranquille et cette vue de notre îlot Normand qui se rapproche est juste trop belle pour s’en priver. Nous le rejoignons donc à pied en une grosse demi-heure.


Nous traversons la passerelle qui relie le Mont à la terre ferme et parvenons enfin au bas de ses remparts. La marée redescend et nous profitons de la vue sur cette mer qui recule et dévoile ses fonds sablonneux.
Puis, nous franchissons enfin la porte principale de la forteresse.
A part quelques couples qui, comme nous, sont venus profiter très tôt du site, nous ne croisons personne et c’est un réel plaisir de profiter de ces ruelles désertes. Au détour des allées pavées, nous inspectons les portes cochères, les agencements en bois, les détails en fer forgé. Tout est propice à l’admiration devant la beauté des aménagements et des lieux en général.



Nous gagnons très rapidement le point le plus haut, afin de profiter de l’exceptionnel panorama qui s’offre à nous. Au milieu des toits, les mouettes sont les maîtresses des lieux et ne semblent nullement perturbées par notre présence.



L’Abbaye
Nous grimpons jusqu’à l’entrée de l’Abbaye et attendons patiemment son ouverture à 9h30. Petit à petit, les visiteurs commencent à arriver et la foule grandit lentement.
Heureusement, nous sommes juste devant et avons déjà nos billets, achetés au préalable sur le site (23 € pour deux, en passant par notre CE). Quand les portes s’ouvrent, nous sommes les premiers à l’intérieur. Et je vous garantis que l’on va s’en féliciter à plusieurs reprises.
En effet, avoir le plaisir de pénétrer dans chaque espace en premier et pouvoir en profiter sans aucune autre âme à l’intérieur, c’est juste un réel bonheur ! Nous prenons ainsi le temps d’admirer chaque pièce, chaque détail, dans un calme recueillant et plongés dans une atmosphère qui convient tout à fait au lieu.





Et l’endroit est juste magnifique ! Dans un labyrinthe de salles, de couloirs, d’escaliers, nous suivons le parcours indiqué par des flêches et nous imprégnons de la puissance de cette abbaye.
Le réfectoire est immense, les arches de pierre sont inondées de lumière, la crypte aux gros pilliers nous fascine.



Nous profitons bien sûr de la vue sur l’extérieur dès que cela est possible. Mais il y a tant à admirer en dedans que nous ne savons parfois où donner du regard. Le cloître est juste splendide et nous permet de mieux apercevoir, tout en haut, l’archange Saint-Michel, patron des lieux… et de Jeanne d’Arc.



Puis nous quittons l’abbaye au terme de notre visite, transportés dans un autre temps, une autre époque, où ces pierres, ces portes épaisses et ces vitraux étaient partout monnaie courante.
Les remparts
En sortant, nous croisons une file déjà bien longue de personnes qui attendent patiemment de rentrer dans l’abbaye. Il y a nettement plus de monde qu’à notre arrivée, mais cela reste encore correct. Les gens arrivent, la promenade d’accès laisse apercevoir un nombre important de visiteurs, et nous sommes pourtant hors saison.
Nous bifurquons vers les remparts et profitons alors du panorama ininterrompu qu’ils nous offrent. La vue est juste magnifique, aussi bien sur l’extérieur du Mont que sur ses ruelles que nous pouvons découvrir de haut.


Nous adorons les toitures en bois, joliment dessinées, et les façades d’époque. Mais la foule commençant à grossir, nous décidons de nous poser à la terrasse d’un café pour une petite pause rafraîchissement.


Finalement nous restons déjeuner, la faim se faisant sentir. Nous nous installons donc à la Nouvelle Terrasse, un petit restaurant à la vue magnifique. Le service est plutôt rapide et nous prenons chacun un repas complet qui régale à merveille nos papilles.
Puis, la foule étant plus dense et n’ayant pas l’envie particulière de faire des kilomètres, nous regagnons notre chambre pour une petite sieste digestive.
Re- Le Mont Saint Michel
Par chance, parce que nous ne l’avions pas du tout programmé, nous sommes sur un week-end de grande marée. Nous repartons donc en fin d’après-midi au Mont Saint Michel pour assister à un spectacle très prisé dans le coin : le mascaret.
Il s’agit de la première vague qui remonte très rapidement lorsque la marée s’inverse. Il paraît que cela est assez impressionnant et nous ne pouvions manquer ce moment.
Nous nous garons à nouveau sur le même parking. C’est d’ailleurs le petit bémol de ce séjour : le tarif du parking ! 19 € pour 6h ce matin, 16 € pour 3h ce soir. Autant dire que la recette journalière ne doit pas être négligeable. Mais bon, le site est tellement beau et bien entretenu que cela semble une juste contrepartie.
Cette fois-ci, nous prenons la navette et gagnons rapidement le pied du Mont. La marée est au plus bas et nous apercevons au loin des groupes de touristes, accompagnés par un guide. Ils déambulent pieds nus dans la baie, à la découverte des sables mouvants.
Une telle balade est interdite sans guide, ce qui se comprend aisément. Mais nous pouvons tout de même contourner le Mont, au bas de ses remparts. Ce dont nous ne nous privons pas, d’autant plus que nous sommes les seuls à y aller.


De retour dans la Grande Rue, nous nous frayons un chemin jusqu’aux remparts, bondés. Il y a du monde partout, dans tous les coins. Mais nous parvenons à trouver un petit recoin d’où observer le mascaret. Et le voilà !
Une petite vague qui monte, monte, monte. Sans jamais s’arrêter. Et recouvre le sable tout autour du Mont, jusqu’à gagner la passerelle et entourer à nouveau le Mont Saint Michel.




Deux jours avant la Grande Marée, où le Mont deviendra bel et bien un îlot totalement entouré par la Mer, celle-ci va monter assez haut ce soir. Mais il y a beaucoup trop de monde pour nous, encore 1h30 à patienter avant la marée haute et le parking est déjà bien assez cher. Alors, nous repartons, ravis du spectacle et très contents de cette chouette journée en Normandie.
Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à l’excellent Marquis de la Guintre, où nous sommes accueillis par une équipe adorable. Là, nous dégustons de belles assiettes de grillades et une tarte au citron faite maison à tomber.
Puis nous regagnons notre chambre pour une soirée récupération, avant de reprendre la route au matin. Le week-end fut court, mais vraiment féérique, et nous garderons un superbe souvenir de ce Mont Saint Michel qui mérite amplement sa renommée.
Bilan & budget
3 restaurants = 160 €
Logement pour 2 nuits = 135 €
1 activité payante (L’Abbaye) = 23 €
Parking : 35 €
==> 353 €