Aller au contenu
Home » Les Plages du Débarquement – Partie 1

Les Plages du Débarquement – Partie 1

Nous parlions depuis un moment de retourner en Normandie, non pas pour y gravir à nouveau le Mont Saint Michel, mais pour visiter les Plages du Débarquement.

“Visite” est un grand mot, parce que l’idée était surtout de s’y recueillir et d’y découvrir le 6 Juin 1944 dans ses moindres détails. Un séjour historique, donc, enrichissant, humain et de mémoire.

A force d’en discuter avec des amis, nous avons finalement décidé d’y aller à plusieurs. Afin d’alléger au moins les soirées et de mettre de la bonne humeur dans ce voyage qui s’annonçait riche en émotions.

Nous bloquons donc un long week-end férié et embarquons, en van et en camping-car, pour la côte Normande.

Sword beach

Première étape de notre périple : la plage de Sword beach, la plus à l’Est.

Un vent frais souffle quand nous en approchons, si bien que nous demeurons à l’abri des cabines de plage. L’horizon est dégagé, le coin est désert. Seules les mouettes semblent occuper les lieux.

Rien ne semble en tout cas témoigner des événements qui s’y sont déroulés il y a maintenant presque 80 ans.

L’endroit étant au calme, nous en profitons pour y pique-niquer avant de nous lancer dans l’Histoire du Débarquement.

Le Site Hillman

Après avoir fait le plein d’air marin à Sword Beach, nous gagnons Hillman à quelques kilomètres. Là et sur 24 hectares, dix-huit bunkers ont été construits par les Allemands entre 1942 et 1944.

L’ambiance y est tout de suite plus militaire. A l’entrée, un char britannique donne le ton.

L’ensemble du site est accessible gratuitement pour ses parties extérieures.

Concernant les bunkers, seuls dix sont accessibles, les huit autres étant situés sur des terrains privés ou sont simplement ensevelis. Mais il faut pour les visiter être accompagnés par des membres bénévoles de l’association qui les entretient. Et ceux-ci ne sont pas disponibles avant le mois de juin.

Nous profitons tout de même de l’endroit. Et nous avons un bel aperçu des constructions mises en place par les Allemands pour se défendre et contrôler les environs.

Puis nous reprenons la route pour quelques minutes, afin de découvrir un des grands événements du Débarquement.

Pegasus Bridge

Nous parvenons ainsi jusqu’au Pont de Bénouville. Il a été renommé Pegasus Bridge en 1945, en l’honneur des parachutistes britanniques dont Pégase était l’emblème.  Après leur arrivée par planeur, ceux-ci ont en effet pris le contrôle de ce point stratégique et ainsi grandement facilité les événements qui allaient suivre.

Cet énorme pont basculant est assez impressionnant à voir. Et nous avons d’ailleurs l’occasion de le voir s’ouvrir lorsque nous nous y arrêtons.

Il est une copie de l’édifice original, qui a été remplacé par un nouveau pont similaire mais plus long en 1994.

Les sites ne sont pas très éloignés les uns des autres. Quelques kilomètres et nous gagnons le prochain.

La Batterie de Merville

A notre arrivée à la Batterie de Merville, nous découvrons un site totalement préservé, qui nous promet une sacrée plongée dans l’Histoire (9€50 par adulte).

Nous sommes ici sur une fortification de l’armée de terre allemande, bombardée à plusieurs reprises sans résultat. Les parachutistes britanniques réussiront cependant à la prendre d’assaut le 6 juin à 4h30 du matin, en effectif réduit. Un son et lumière nous plonge d’ailleurs pour quelques minutes dans ce coup de maître, au milieu des bombardements.

Nous visitons les cinq bunkers aménagés en musée. Le tout est admirablement bien conservé et entretenu. La visite est passionnante, même si le contexte demeure peu réjouissant.

Sur le site, est exposé également un véritable Douglas C-47 qui a participé au Débarquement. Il fait partie de ceux qui a largué les parachutistes dans la nuit du 5 au 6 juin 1944. C’est une association de bénévoles qui s’est occupé de sa remise en état et de son entretien. Ils sont là également pour nous le faire visiter. Une occasion dont nous ne nous privons pas.

L’après-midi tirant à sa fin, nous rejoignons ensuite l’emplacement que nous avons réservé à Merville, dans un corps de ferme. Il n’y a pas de sanitaires, mais nous avons l’électricité et surtout un coin sécurisé et au calme pour la nuit. Le tarif est un peu élevé (28€ par emplacement), mais cela reste tout à fait correct et nous y passons une agréable soirée.


Pour bien débuter ce deuxième jour, nous longeons Juno beach et ses kilomètres de sable fin.

Avant de gagner le British Normandy Memorial, une longue allée à Ver sur Mer qui rend hommage à tous les soldats tombés lors de la bataille de Normandie. Mais il y a pas mal de monde et surtout des cars en approche. Nous décidons donc de ne pas nous attarder et rejoignons la troisième plage étape de notre périple : Gold Beach.

Arromanches

A Arromanches, face à la plage, nous visitons alors le Musée du Débarquement (12€90 par adulte). L’endroit est immense et véritablement immersif. Les projections sont poignantes et un audioguide nous permet d’évoluer à notre rythme au coeur de L’Histoire.

Nous y découvrons principalement l’histoire des ports préfabriqués Britanniques et Américains, une installation gigantesque et incroyablement bien pensée. De grandes maquettes nous donnent d’ailleurs un bel aperçu de l’ensemble. Les Caissons Phoenix et les routes flottantes nous passionnent. On peut d’ailleurs en apercevoir les vestiges du haut de la terrasse panoramique.

A marée basse, il est également possible de les rejoindre à pied pour les approcher de plus près et les découvrir en détail.

Nous profitons ensuite d’une balade dans la jolie ville d’Arromanches pour nous remettre de nos émotions, avant d’aller déguster de très bonnes moules-frites à la Maison du 6 (15€ par personne).

La Batterie de Longues sur Mer

Puis nous gagnons Longues-sur-Mer, où nous avons prévu d’y visiter sa Batterie Allemande.

Ici se dressaient un poste de commandement de tirs et quatre casemates, abritant chacune une pièce d’artillerie de 150 mm. Au sommet d’une falaise dominant la Manche, nous avons une vue dégagée sur les alentours. L’endroit est effectivement un lieu stratégique en terme de défense.

Mis à part le premier canon, détruit lors de l’offensive alliée, ses voisins sont remarquablement bien conservés et accessibles de tous côtés.

Après un long tour du site, et malgré l’impossiblité d’accèder au poste de commandement, nous sommes tout de même touchés par l’endroit et l’atmosphère qui y règne.

Nous gagnons alors notre camping réservé en bord de mer et sommes particulièrement contents de notre trouvaille (18€60 par emplacement). Celui-ci est au top et l’accueil y est particulièrement amical et chaleureux. Sanitaires, électricité, café, viennoiseries, tout y est parfait et nous nous y verrions volontiers passer quelques nuits de plus.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.