Aller au contenu
Home » Dordogne J3 – Entre châteaux et troglodytes

Dordogne J3 – Entre châteaux et troglodytes

Le Périgord est principalement réputé pour ses châteaux et ses aménagements troglodytes. Le programme d’aujourd’hui est donc tout simple : en avoir un bel aperçu.

Nous partons donc de bon matin pour une visite médiévale et préhistorique des environs.

Comme nous changeons ce soir de logement, la voiture est pleine et prête à poursuivre l’aventure.

Beynac et Cazenac

Première étape : le village de Beynac, qui semble un incontournable et que nous avons déjà pu apercevoir de loin, à plusieurs reprises.

Afin de profiter au maximum de nos visites du jour sans trop de foule, nous avons commencé la journée de bonne heure et arrivons sur Beynac à 8h30.

Après un petit déjeûner au calme sur les bords de la Dordogne, nous attaquons la montée vers le château. Celle-ci est plutôt ardue et certainement bien plus agréable à faire juste à deux.

Nous avons les ruelles pavées pour nous tout seul et pouvons profiter de la vue à chaque détour. Le soleil se lève en notre compagnie et, si nous avons commencé notre ascension à l’ombre, il est bien là quand nous parvenons au pied du château.

Bon, il y a quand même des inconvénients à préférer les randos hors foule, c’est que les monuments ne sont pas ouverts. Et c’est le cas ici. Mais le château de Beynac ne fait pas partie de ceux que nous tenions absolument à visiter. Et nous nous contentons donc de l’admirer de l’extérieur.

Après un grand tour, puis une descente par de nouvelles ruelles, nous rejoignons les bords de la Dordogne et empruntons le Chemin des Artistes. Il s’agit d’une allée piétonne aménagée à l’écart de la route, et sur laquelle de petits panneaux nous racontent l’histoires des peintres, écrivains et autres artistes qui ont séjourné à Beynac.

De retour à la voiture, nous nous préparons pour notre prochaine destination : Castelnaud la Chapelle.

Castelnaud la Chapelle

Dix minutes en voiture et nous y sommes ! C’est d’ailleurs assez sympa d’avoir tous ces sites à visiter, regroupés sur un si petit périmètre.

Une fois garés, nous finissons de grimper jusqu’au magnifique Château de Castelnaud qui domine la colline. Il y a un peu de monde, mais nous avons acheté nos billets jumelés avec ceux des Jardins de Marqueyssac et pouvons donc éviter la queue à l’entrée.

Nous suivons le fléchage et commençons la visite par le château lui-même. Les tourelles, la cuisine, les escaliers en colimaçon, la visite est classique mais le château est très bien conservé et c’est un plaisir de se plonger dans son ambiance médiévale.

La vue, de plus, est magnifique et nous ne nous lassons pas de la contempler à tous les étages.

Petit bonus sur ce château et c’est ce qui nous a convaincu de le visiter lui plutôt qu’un autre : il abrite un musée des armes du Moyen-Age. Assez fourni, sa découverte est passionnante. De toutes tailles et d’époques différentes, nous déambulons entre lances, arbalètes, fusils, boulets, pointes et j’en passe. Quinze espaces au total qui nous donnent un bel aperçu des systèmes d’attaque et de défense entre les XIIIe et XVIIe siècles.

La foule commençant à arriver, nous nous réfugions sur les remparts, puis redescendons dans la cour. Après un détour pour se pencher au-dessus du puit, nous rejoignons les énormes catapultes exposées. Superbe !

Les visiteurs arrivent en masse et notre tour touche à sa fin. Nous regagnons alors la sortie et filons vers notre prochaine destination.

La Roque Saint-Christophe

Arrivés au bas de la Roque Saint-Christophe, nous nous installons aux Délices de la Roque près du parking. Nous l’avons choisi pour des raisons de proximité et nous ne le regrettons pas. Les plats sont copieux, délicieux et vraiment correct niveau tarif.

Une fois bien rassasiés, nous nous présentons à la billetterie de la Roque (24 € pour 2 en visite libre). Il s’agit d’une cité troglodytique occupée à la Préhistoire, puis au Moyen Age.

Dans une falaise calcaire d’un kilomètre de long sur 80m de haut, des cavités se sont naturellement creusées sous l’action de l’eau et du gel. Ce sont ces abris et terrasses que nous parcourons lors de notre visite.

Originaires de l’Anjou, nous sommes coutumiers des troglodytes, mais la visite n’en est pas moins passionnante. D’autant plus que les habitations ici sont à flanc de falaise. Ce qui implique le chouette panorama qui va avec.

Il y a un peu de monde, mais une grande partie des visiteurs a opté pour la visite guidée. Ce qui nous permet d’évoluer à notre rythme et d’éviter les espaces où ils sont rassemblés.

Et ce n’est pas la place qui manque. L’étendue des cavités est assez impressionnante, en particulier la terrasse principale. Nous avons l’habitude des habitations sous roche, mais c’est toute une cité qui se tenait là.

La maquette reproduite parle d’elle même. Il est d’ailleurs assez saisissant de réaliser que ce grand espace que nous visitons n’est en fait qu’un aperçu de l’ensemble. Et qu’une grande partie de la cité n’est malheureusement plus visible.

Au moment de notre visite, une troupe de médiévistes présente au pied de la Roque Saint-Christophe différentes animations et reconstitutions. Ils ont du succès… et c’est ce qui nous fait les éviter.

Nous reprenons donc la route pour quelques kilomètres.

La Maison Forte de Reignac

Toujours sur le même thème, c’est cette fois un domaine troglodytique (22 € pour deux entrées) que nous avons choisi comme destination. Une maison Forte en fait, protégée comme pouvait l’être un château avec son système de défense, mais sans remparts ou tourelles tels qu’on les connaît.

Et cette maison Forte, que certains disent hantée, est pleine de surprises.

Après une toute petite boucle au milieu de la végétation, nous parvenons devant la grande porte. Et contrairement à ce que sa façade laisse penser, la maison est bien plus grande qu’il ne semble.

Nous nous attendions à quelques pièces à l’intérieur, et traversons finalement plusieurs salles, ouvertes sur l’extérieur ou enfouies dans la roche.

Et cela sur plusieurs étages ! En effet, la bâtisse comporte nombres d’escaliers cachés et nous changeons régulièrement de niveaux.

Nous tombons vite sous le charme de la décoration, multiple, qui partout attire le regard. Dans chaque pièce, nous sommes contraints de faire une pause pour observer les détails, les touches d’époque, les accessoires.

J’avoue d’ailleurs un gros faible pour la cuisine où, dans la cheminée, un vrai feu brûle sous le chaudron. Quand les légumes exposés sont de VRAIS légumes, et non de la déco. Il règne ici un véritable charme qui ne me laisse pas insensible.

Damien, quant à lui, se fait plaisir en farfouillant partout. Et s’amuse à trouver des trésors reconstitués justement pour les curieux.

Après la salle préhistorique, où sont exposés différents ossements et outils découverts sur place, nous voyageons à travers le temps en visitant la chambre typiquement médiévale, puis celle de la comtesse.

Jusqu’à parvenir au clou de la visite, vivement déconseillé aux enfants : la salle de torture. Là, sont exposés des dizaines d’instruments de torture, réels et pour la plupart très dérangeants. A chaque objet est associé un petit panneau explicatif et/ou une illustration. L’ensemble est vraiment intéressant et laisse pensif, d’autant plus que certains de ces instruments sont toujours utilisés de nos jours…

La visite étant terminée, nous ressortons sous le soleil, particulièrement ravis. Ce site était vraiment passionnant et nous a beaucoup plu.

Les Eyzies-de-Tayac

Il est maintenant temps d’aller découvrir notre nouveau logement pour les deux prochaines nuits.

Mais juste avant, nous nous arrêtons pour une courte pause aux Eyzies. Il serait dommage en effet de passer quelques jours dans le coin, sans faire un tour dans la capitale de la Préhistoire.

Après un petit verre en terrasse, nous profitons d’une jolie balade sur les hauteurs.

Puis, nous rentrons enfin sur Coux-et-Bigaroque pour y découvrir le studio de Charlotte (108 € les 2 nuits). Aménagé avec goût et simplicité, il dispose surtout d’une petite terrasse trop agréable qui tombe à pic pour récupérer de cette nouvelle journée de vadrouille.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.