Aujourd’hui, gros changement : nous arrivons au Nord de l’Irlande et allons donc quitter la République d’Irlande pour pénétrer en Territoire Britannique. Mais avant cela, il nous faut traverser le comté du Donnegal.
Nous partons donc de très bonne heure ce matin, mais Mary nous a préparé notre petit déjeuner hier soir. Dès le réveil, nous profitons alors d’un assortiment complet de viennoiseries, confitures, bananes, pain, jambon, fromage et café. Beaucoup trop pour nous de si bonne heure. Mais comme rien ne se perd, nous nous préparons quelques encas pour le reste de la journée.
Sacred Heart Church
Sur la route, nous faisons escale à l’Eglise Sacred Heart. Elle n’est pas ouverte et nous ne pouvons donc y entrer, mais nous profitons tout de même des extérieurs et nous extasions devant cette si belle Eglise colorée.
Au loin, le Mount Erigal nous fait de l’oeil. J’avais hésité à en programmer l’ascension, qui est apparemment assez ardue, et finalement préféré l’éviter. Le brouillard que l’on aperçoit à son sommet finit de nous convaincre qu’il vaut mieux passer notre chemin et chercher ailleurs le beau temps.



Glenveagh National Park
Nous filons donc vers le Parc National du coin où nous attendent de magnifiques sentiers au coeur d’un domaine. Sous un beau soleil très très agréable, nous entamons la balade jusqu’au château de Glenveagh.
S’étendant sur 165 hectares, le Parc de Glenveagh est magnifique. Et totalement inhabité, puisque son propriétaire originel, le Capitaine Adair, a expulsé plus de 200 Irlandais à l’époque pour pouvoir profiter d’un terrain totalement sauvage et naturel.



Si sa décision reste discutable, le résultat n’en est pas moins ressourçant et très esthétique.
Sur 4 kms, nous longeons le Lough Beagh, un grand lac tout en longueur qui mène nos pas au pied du château construit par John Adair pour sa femme.
Celui-ci est juste magnifique et s’impose rien que par son grand donjon central. Nous nous lançons immédiatement dans une visite de ses fortifications et des jardins extérieurs.




Au bord du lac, la piscine témoigne de la richesse des lieux et du confort dont bénéficiaient les habitants. La vue sur les montagnes alentour y est splendide et l’endroit d’un calme vraiment apaisant.



La visite du château est payante et assez chère. Nous choisissons donc de nous abstenir et empruntons plutôt la navette pour rebrousser chemin jusqu’au parking.
Puis nous reprenons la route et attaquons nos sandwichs dans la voiture. Loin de nous rassasier, ceux-là ont au contraire un petit goût de trop peu…
Nous profitons donc d’une pause ravitaillement-gazole pour nous attabler vite fait au Kernans Diner. Et c’est sans regret que nous dégustons alors de terribles tartines bien garnies. A l’image de celles que nous avions gouté en Islande, mais bien moins chères !
Grianan of Aileach
Dernière escale avant l’Irlande Britannique, nous rejoignons alors le Grianan of Aileach, un fort préhistorique assez original.
Entouré de bruyères, celui-ci domine une colline, si bien qu’on le repère de loin. Sa forme parfaitement ronde est assez impressionnante, tout comme l’épaisseur de ses murs.




Mis à part ses fortifications, il ne reste que très peu de traces des aménagements intérieurs, mais sa visite, gratuite, n’en reste pas moins très agréable.
Quant au panorama dont on peut profiter de là-haut, il n’y a rien à redire. La vue est dégagée, superbe et avec ce ciel bleu qui nous a tant fait défaut, nous en prenons plein les yeux.


L’Irlande du Nord
Mais il est temps pour nous de changer de pays et de passer en territoire Anglais. Nous franchissons alors la frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord.
Et le changement se fait très rapidement sentir. Adieu kilomètres ! Nous voilà contraints de tout mesurer en miles. Rien de bien méchant me direz-vous, si ce n’est pour la vitesse autorisée sur les routes. Il devient difficile de savoir si on la respecte…
Heureusement, nous utilisons Google Maps comme GPS et la conversion s’y est faite automatiquement. L’application nous alerte donc quand il est temps de ralentir.
Damien s’habitue rapidement à ce nouveau changement et nous filons vers une des destinations que j’attends impatiemment : un château en ruines, perché au sommet de falaises.
Dunluce Castle
Nous arrivons dans le dernier créneau de visite. Le château de Dunluce est un haut lieu touristique d’Irlande du Nord et est souvent très envahi. Volontairement, nous avons donc choisi d’y aller en fin d’après-midi pour éviter la foule.
Il y a un peu de monde quand nous arrivons, mais nous trouvons facilement à nous garer sur le premier parking proche du château.
Pour une fois, il nous faut prendre nos billets au guichet (14 € pour deux). En effet, il n’est pas possible de réserver en ligne pour visiter Dunluce, mais comme nous faisons partie des derniers visiteurs, l’attente n’est franchement pas longue.
Et nous pouvons enfin franchir l’entrée principale…



Sans surprise, je suis juste sous le charme de ces immenses ruines si bien conservées.
Le tout est romantique à souhait et laisse facilement imaginer les fêtes, les réceptions et toutes ces cérémonies qui ont pu s’y dérouler.
En bord de falaise, la vue sur la mer y est intégrale et de tout coin on peut apercevoir un petit bout de l’Océan qui s’étale à ses pieds.




En contrebas, des escaliers mènent vers la Mermaid Cave, un passage souterrain naturel prévu pour fuir en cas d’invasion. Nous descendons jusqu’à son entrée, mais il n’est malheureusement pas possible de la visiter, à cause de chutes de pierre.
Nous profitons tout de même de la vue sur les falaises qui la bordent.


Puis nous repartons tranquillement, ravis de cette visite d’un des plus beaux châteaux en ruine que nous ayons jamais vu.
Comme nous ne sommes pas encore spécialement fatigués de notre journée, nous décidons de pousser jusqu’à un Pont de cordes que nous avions prévu de voir le lendemain matin.
Carrick-a-Rede
Il est à priori ouvert jusqu’à 19h, ce qui nous laisse encore le temps de nous y rendre. Et, en effet, quand nous arrivons sur le parking à son entrée, celui-ci est encore bien rempli et d’autres voitures continuent d’arriver.
Nous nous garons donc rapidement, payons (très cher !) notre billet d’entrée et longeons la mer jusqu’au fameux pont de corde (37 € pour le parking + l’entrée + la traversée du pont). La vue est chouette et la météo plutôt tranquille, mais il y a encore beaucoup de monde et cela gâche un peu notre plaisir.



En parvenant au fameux Carrick-a-Rede, il y a une trentaine de personnes devant nous. Mais notre tour finit par arriver et nous traversons, tout sourire, cette passerelle à 25m au dessus-de la mer.
Rien de bien folichon finalement, le pont mesure une quinzaine de mètres de long et avec le monde qui attend, on le traverse un peu à la chaîne.
Nous profitons tout de même de notre passage sur la petite île qu’il relie à la côte pour en faire le tour. Il s’agit en fait d’un îlot rocheux, avec des vues magnifiques sur les falaises environnantes. Le vent s’est levé et le panorama en devient d’autant plus beau et agité.



Quand les bourrasques deviennent un peu plus violentes, nous revenons vers le pont et le traversons à nouveau. Beaucoup n’en mènent pas large et effectivement, il remue beaucoup plus qu’à l’aller.
Après notre passage, le personnel sur place interrompt d’ailleurs l’activité pour mesurer la force du vent. Nous ne nous attardons pas mais avons guère d’espoir pour la petite centaine de personnes qui fait la queue pour traverser. Peu de chance que tous puissent en profiter… Et, en effet, en retournant vers la voiture, nous entendons à l’accueil qu’ils demandent de fermer le pont pour aujourd’hui.
Une fois encore, il s’en est fallu de peu. Même si, pour le coup, cela ne valait pas forcément le déplacement. Pour la vue, oui, pour le prix, beaucoup moins…
Portrush
Mais il faut de tout dans un voyage. Alors nous remballons bien vite notre déception et retournons sur Portrush pour dîner. En pleine fête foraine, les restaurants là-bas sont tous complets, mais nous parvenons tout de même à trouver une petite table en bord de mer, au 55° Nord. Nous y sommes d’ailleurs accueillis par un serveur au top, aux petits soins pour les frenchies.
Une fois rassasiés, nous filons nous réfugier chez Jess. Là, une chouette chambre toute cosy nous attend, avec sa salle de bain et son lit immense (108 € la nuit). De quoi récupérer au mieux de cette nouvelle journée et prendre des forces pour la prochaine !


